-
$(F \cap G) + (F \cap H) \subset F \cap (G+H)$ :
- Soit $x \in (F \cap G) + (F \cap H)$. Par définition de la somme de deux sous-espaces, il existe $y \in F \cap G$ et $z \in F \cap H$ tels que $x = y + z$.
- Comme $y \in F$ et $z \in F$, la stabilité du sous-espace vectoriel $F$ par addition implique que la somme $x = y + z$ appartient à $F$.
- De plus, $y \in G$ et $z \in H$, donc par définition de la somme, $x = y + z \in G + H$.
- Puisque $x$ appartient Ă la fois Ă $F$ et Ă $G + H$, on conclut que $x \in F \cap (G+H)$.
- L'inclusion est donc démontrée.
-
Ătude de l'Ă©galitĂ© :
- L'égalité n'est pas toujours vraie. Montrons-le par un contre-exemple.
- Considérons l'espace vectoriel $E = \mathbb{R}^2$.
- Soient les droites vectorielles définies par : $F = \text{Vect}((1, 1))$, $G = \text{Vect}((1, 0))$ et $H = \text{Vect}((0, 1))$.
- On a manifestement $G + H = \mathbb{R}^2$.
Par conséquent: \[F \cap (G+H) = F\] - D'autre part, les droites étant distinctes, leurs intersections sont réduites au vecteur nul :
\[F \cap G = \{(0, 0)\} \qquad \text{et} \qquad F \cap H = \{(0, 0)\}\] - Ainsi, $(F \cap G) + (F \cap H) = \{(0, 0)\}$.
- On a bien $(F \cap G) + (F \cap H) \neq F \cap (G+H)$.
L'égalité est donc fausse en général.
-
Démonstration de l'égalité $(F \cap G) + (F \cap H) = F \cap(G+ (F \cap H))$ :
- Procédons par double inclusion.
- Inclusion directe ($\subset$) : Soit $x \in (F \cap G) + (F \cap H)$. Il existe $x_{fg} \in F \cap G$ et $x_{fh} \in F \cap H$ tels que $x = x_{fg} + x_{fh}$.
- Comme $x_{fg} \in F$ et $x_{fh} \in F$, la stabilité de $F$ implique que $x \in F$.
- De plus, comme $x_{fg} \in G$ et $x_{fh} \in F \cap H$, la somme $x_{fg} + x_{fh}$ appartient Ă $G + (F \cap H)$. Ainsi, $x \in F \cap(G+ (F \cap H))$.
- Inclusion réciproque ($\supset$) : Soit $x \in F \cap(G+ (F \cap H))$. On a $x \in F$ et il existe $g \in G$ et $x_{fh} \in F \cap H$ tels que $x = g + x_{fh}$.
- Posons $x_{fg} = x - x_{fh}$. Puisque $x \in F$ et $x_{fh} \in F$, on a $x_{fg} \in F$.
- Or $x_{fg} = g$, donc $x_{fg} \in G$. Par conséquent, $x_{fg} \in F \cap G$.
- On a ainsi décomposé $x = x_{fg} + x_{fh}$ avec $x_{fg} \in F \cap G$ et $x_{fh} \in F \cap H$, ce qui prouve que $x \in (F \cap G) + (F \cap H)$.
Conclusion : par double inclusion, l'égalité est démontrée. -
Démonstration de l'équivalence $F \cap G = F + G \Longleftrightarrow F = G$ :
- Implication réciproque ($\Longleftarrow$) : Supposons que $F = G$. Alors $F \cap G = F \cap F = F$ et $F + G = F + F = F$. L'égalité $F \cap G = F + G$ est donc trivialement vérifiée.
- Implication directe ($\Longrightarrow$) :
Supposons que $F \cap G = F + G$. Montrons que $F = G$. - Soient $x_f \in F$ et $x_g \in G$ deux vecteurs quelconques.
- Par définition de la somme de deux sous-espaces, la somme $x_f + x_g$ appartient à $F + G$.
- Puisque $F + G = F \cap G$, on en déduit que $x_f + x_g \in F \cap G$.
Notons ce vecteur: $~x_{fg} = x_f + x_g$. - On a ainsi $x_{fg} \in F$ et $x_{fg} \in G$.
- Exprimons $x_f$ : on a $x_f = x_{fg} - x_g$. Comme $x_{fg} \in G$ et $x_g \in G$, la stabilité du sous-espace vectoriel $G$ implique que $x_f \in G$.
Ceci prouve que $F \subset G$. - Exprimons $x_g$ : on a $x_g = x_{fg} - x_f$.
Comme $x_{fg} \in F$ et $x_f \in F$, la stabilité du sous-espace vectoriel $F$ implique que $x_g \in F$.
Ceci prouve que $G \subset F$.
par double inclusion on a: $F = G$.
Ce qui achÚve la démonstration de l'équivalence.