On considĂšre les ensembles suivants :
  • $~H_1=\left\{ (x;y;z)\in\Bbb R^3 \ /\ x(y+z)=0\right\}$
  • $~H_2=\left\{ f\in\mathcal{F}(\Bbb R~;~\Bbb R) \ /\ \exists x\in\Bbb R \ /\ f(x)=0\right\}$
  • $~H_3$, ensemble des suites rĂ©elles monotones.
  • $~H_4,~ $ensemble des matrices non inversibles de $~\mathcal{M}_2(\Bbb R)$.
  • $~H_5$, ensemble des suites rĂ©elles gĂ©omĂ©triques.
  1. Vérifier que chacun des ensembles ci-dessus contient le vecteur nul.
  2. Justifier que ces ensembles sont stables par multiplication par un réel.
  3. Vérifier que ces ensembles ne sont pas stables par addition.
  4. Que pouvez-vous en déduire ?
    • $0\times(0+0)=0$,~ donc ~$(0,0,0)\in H_1.$
    • La fonction nulle $\Theta$ vĂ©rifie bien $\Theta(0)=0.~$ Donc $\Theta\in H_2.$
    • La suite nulle est une suite monotone (Ă  la fois croissante et dĂ©croissante), donc elle appartient Ă  $H_3$.
    • La matrice nulle n'est pas inversible, donc elle appartient Ă  $H_4$.
    • La suite nulle, est gĂ©omĂ©trique, de raison $~q~$ quelconque, $~(~u_n=0\cdot q^n~)$.
      Elle appartient donc Ă  $~H_5~$.
  1. Soit $~\lambda\in\Bbb R.~$
  2. Pour $(x,y,z)\in H_1,$ on a $\lambda(x,y,z)=(\lambda x,\lambda y,\lambda z)$ et, $\lambda x(\lambda y+\lambda z)=\lambda^2 x(y+z)=\lambda^2\times 0=0$,~ donc ~$\lambda(x,y,z)\in H_1.$
  3. Soit $f\in H_2$, il existe alors un réel $x$ tel que $f(x)=0$, on a aussi $\lambda f(x)=\lambda\times 0=0$. Donc $\lambda f\in H_2.$
  4. Si $(u_n)$ est une suite monotone, alors la suite $ (\lambda u)_n$ est Ă©galement monotone (de mĂȘme sens de variation que $(u_n)$ si $\lambda\geqslant 0$ et de sens de variation contraire Ă  celui de $(u_n)$ si $\lambda <0$). Donc la suite $ (\lambda u)_n$ appartient Ă  $H_3$.
  5. Si une matrice $M\in\mathcal{M}_2(\Bbb R)$ n'est pas inversible, alors la matrice $\lambda M$ n'est pas inversible. En effet, dét$(\lambda M)=\lambda^2$ det$(M)=\lambda^2\times 0=0$. Donc $\lambda M$ appartient à $H_4$.
  6. Si $(u_n)$ est une suite gĂ©omĂ©trique de raison $q~~(u_n=u_0q^n)~~$, alors la suite $~(\lambda u)_n=(\lambda u_0)q^n$ est gĂ©omĂ©trique de mĂȘme raison $q$. Cette derniĂšre appartient donc Ă  $H_5$.

    • $(0,1,2)$ et $(1,-1,1)$ sont des vecteurs de $H_1,$ mais $(0,1,2)+(1,-1,1)=((1,1,3)\notin H_1.$
    • la fonction $f~:~x\mapsto~x^2~$ s'annule en $0$ et la fonction $g~:~x\mapsto~x+1~$ s'annule en $-1$ mais leur somme $f+g~=~:~x~\mapsto~x^2+x+1~$ ne s'annule jamais !
    • La suite $u$ dĂ©finie par $u_n=3n+(-1)^n$ est croissante, en effet, $\forall n\in\Bbb N,~~u_{n+1}-u_n=3-2\times(-1)^n\geqslant 3-2>0$, et la suite $v$ dĂ©finie par $v_n=-3n$ est dĂ©croissante, mais leurs somme $w=u+v$ dĂ©finie par $w_n=(-1)^n$ n'est pas monotone.
    • Les matrices: $$A=\begin{pmatrix}1 & 0\\0 & 0\end{pmatrix}\qquad B=\begin{pmatrix}0 & 0\\0 & 1 \end{pmatrix}$$ ne sont pas inversibles, mais leur somme est la matrice unitĂ© I qui est inversible.
      Donc $H_4$ n'est pas stable par addition.
    • Les suites $u=1$ et $v$ dĂ©finie par $v_n=2^n$ sont gĂ©omĂ©triques, mais pas leur somme $w$ dĂ©finie par $w_n=1+2^n$.
  7. Tous ces ensembles ne sont pas stables par addition et ne sont donc pas des espaces vectoriels.